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08:55
Source: Tamcounda.info
Pojet "Yeksinaa" à Tambacounda

La région de Tambacounda a été retenue pour le démarrage du projet ‘’Yeksinaa’’ qui consiste en un dispositif visant à approvisionner régulièrement les postes de santé à domicile en médicaments, afin d’éviter toute rupture, a indiqué vendredi, a dit le médecin-chef de la région, le docteur Habibou Ndiaye. ’’Récemment, nous avons reçu la directrice de la PNA (Pharmacie nationale d’approvisionnement) et Tamba a été retenue comme région où on va démarrer le projet Yeksinaa’’, a notamment dit le responsable sanitaire.

Il s’exprimait en marge d’une cérémonie d’accréditation de postes de santé de la région dans le cadre du projet Informed Push Model de l’ONG Intrahealth, appuyé par l’UNFPA, la Fondation Bill et Melinda Gates, ainsi que de laboratoires pharmaceutiques, pour approvisionner régulièrement les postes de santé en produits contraceptifs. ’’Cette gamme doit être renforcée d’ici 2017 pour atteindre 50 produits, à travers le projet ‘’Yeksinaa’’ (qui) va démarrer, nous pensons, d’ici octobre dans la région de Tambacounda’’, a dit le médecin-chef.

Les trois districts de Tambacounda, Koumpentoum et Bakel ont été ciblés, a-t-il ajouté, notant qu’à travers la Pharmacie régionale d’approvisionnement (PRA), ‘’la PNA va faire de fortes dotations de médicaments aux districts, d’une valeur de 40 à 50 millions, qui vont être recouvrés progressivement’’. ’’Cela va permettre aux districts d’être quasiment autonomes en matière de disponibilité de médicaments’’, a dit le médecin-chef qui espère que le projet aura un impact sur la mortalité maternelle, avec une forte couverture contraceptive. Pour lui, la ‘’ légère baisse’’ de la mortalité maternelle enregistrée au premier semestre 2016, sera renforcée au second semestre.

08:46
Les difficultés des femmes de Tambacounda

L’expert régional de l’Unfpa basé à Tambacounda, Babacar Guèye, tire un bilan satisfaisant du camp de chirurgie de fistule obstétricale organisé à Kolda et à Sédhiou. Il se fonde sur les chiffres. Sur les 129 femmes recensées, 99 ont été consultées. Dans ce dernier lot, 50 ont été déclarées positives à la fistule obstétricale. Au finish, 48 ont été opérées. Des dispositions sont prises pour assurer le suivi médical. « Ces femmes seront suivies jusqu’à leur guérison.
A la charge des Ong qui sont dans la plateforme mise en place par l’Unfpa d’assurer le suivi de ces femmes au sein de leur communauté et de référer celles qui ne sont pas guéries », a fait savoir Babacar Guèye.

Dr Dembo Guirassy de la Direction de la santé de la reproduction : « Assurer le suivi des grossesses dans les zones  périphériques »

Le ministère de la Santé et de l’Action sociale, à travers la Direction de la Santé de la reproduction et de la Survie de l’enfant (Dsr/Se), a participé à l’organisation du camp de chirurgie obstétricale à Kolda et Sédhiou. Le Dr Dembo Guirassy préconise le suivi des grossesses et l’assistance lors de l’accouchement pour combattre cette affection dans des zones difficiles d’accès.

« Le ministère de la Santé a décidé d’organiser la lutte dans ces zones périphériques où il y a beaucoup de cas. Il faut assurer une bonne prise en charge des grossesses à travers les consultations prénatales. En plus, il est important que les femmes aillent accoucher dans des structures sanitaires », a insisté Dr Guirassy.

Commentaire : L’ingratitude au masculin

« On se marie pour le meilleur et pour le pire ». Ce cliché conserve sa substance uniquement dans les registres des mariages.
De nos jours, les unions qui volent en éclats ne se comptent plus. Au Sénégal, 3 couples sur 5 ne célèbrent pas leur 5ème anniversaire de mariage, selon la sociologue Fatou Binetou Dial qui s’exprimait dans une étude publiée il y a plus de 5 ans, à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

Ce chiffre doit certainement évoluer, au regard de l’occurrence des désunions que les conjoints justifient, de façon générique, par « incompatibilité d’humeur » pour voiler les causes profondes de leur divorce. Mais tout cela est moins grave lorsqu’un homme décide de prendre en mariage une jeune et belle fille bien portante qu’il abandonne au bout de 2, 3 ou 4 ans de mariage, parce que cette dernière a contracté une fistule lors d’un accouchement. « Nous sommes en train de perdre nos valeurs traditionnelles. Nous ne croyons pas aussi au destin. Comment, dans un couple, un homme peut-il abandonner son épouse, parce que tout simplement celle-ci est malade ? C’est le comble de l’ingratitude. Cela est inhumain », a lancé Mariama Sané, le visage couvert de larmes.

C’est le drame commun à beaucoup de femmes atteintes de fistule obstétricale. Toutefois, certains époux restent à côté de leur conjointe, malgré la pression extérieure.
Idrissa SANE /lesoleil.sn/

08:42
Source: Tamcounda.info
Tabaski 2016 à Tambacounda 

La grande place du quartier Salikéné dans la commune de Tambacounda a de tous les temps reçu les fidèles musulmans pour les besoins des différentes célébrations ou fêtes musulmanes. Pour la première fois cette année, c’est la grande mosquée qui a accueilli les fidèles, histoire de célébrer la fête de Tabaski 2016. En présence du Garde des Sceaux Ministre de la Justice Maitre Sidiki Kaba, du Gouverneur de région El Hadj Bouya Amar, du Député Maire Mame Balla Lô, du Président du Conseil Départemental Alassane Sina Cissokho, du Commissaire de police Yaya Tamba, l’Imam Ratib Thierno Souleymane Agne a axé son sermon sur le pardon, le sacrifice, l’honnêteté mais aussi le respect des préceptes de l’Islam.

C’est avec beaucoup de joie et de ferveur que la grande mosquée de Tambacounda a été prise d’assaut par les fidèles musulmans pour sacrifier à la tradition religieuse des deux rakas. Ils ont été très nombreux a assisté à cette toute première prière de Tabaski à la grande mosquée. Et dans son sermon, l’Imam Ratib Thierno Souleymane Agne de rappeler les fidèles au respect des préceptes de l’Islam. Il a également parlé du pardon entre musulmans, du sacrifice mais aussi de l’aumône.

Une occasion pour Imam Thierno Souleymane Agne de demander aux musulmans de faire beaucoup de sacrifices, de penser aux démunis qui doivent être soutenus afin de corriger les disparités sociales. Rien n’est de trop pour venir en aide aux familles à besoin spécifique. A Imam Djiby Ly de se réjouir de l’organisation parfaite de cette prière à la grande mosquée. Aux fidèles de prier pour ceci soit perpétué afin que cette grande mosquée puisse jouer pleinement sont rôle.

08:34
Source: Tamcounda.info
La gestion des produits forestiers

La gestion des produits forestiers non ligneux (Pfnl) doit être l’affaire de tous. C’est pour cela que les députés de la région de Tambacounda ont décidé de s’engager dans l’élaboration des politiques de gestion de ces produits non ligneux. Ils ont affirmé cet engagement au cours d’un atelier organisé par l’Agence régionale de développement (Ard).

L’Agence régionale de développement (Ard) a organisé un atelier qui a enregistré la participation des députés de la région de Tambacounda. Cette session fait suite à celle des maires et des conseillers départementaux. La gestion de ces produits revêt des enjeux écologiques et économiques. La vente des produits non ligneux est estimée entre 3,1 à 6 milliards de FCfa. Ce sont des fruits, écorces, résines, la sève et les fleurs qui sont séchés ou frais. Ces produits sont utilisés dans l’alimentation, la fabrication des médicaments ou des produits cosmétiques. « Les produits non ligneux alimentaires sont aussi bien d’origine végétale qu’animale. Ils sont prélevés de la forêt, de la savane et des systèmes agro-forestiers (jardins de case, vergers villageois, exploitations familiales) », a expliqué le coordinateur de la plateforme nationale des Pfnl.

Selon Opa Cissokho qui se base sur une étude de l’Union internationale de conservation de la nature (Uicn) publiée en 2006, la valeur annuelle de la production des Pfnl au Sénégal est de l’ordre de 3,1 à 6 milliards de FCfa. Cependant, le potentiel des Pfnl en termes de contribution à la valeur ajoutée est relativement faible. Ceci étant lié à l’absence d’une réelle politique de transformation. « Le baobab fait partie des espèces prioritaires du Sénégal. Son fruit, le pain de singe (« bouye » en wolof), est certes le plus connu, mais toutes les parties de l’arbre sont utilisées et valorisées. Les produits du baobab ne sont pas correctement quantifiés », a indiqué Dr Abdoul Aziz Tandia, le directeur de l’Ard.

Au total, 2.500 tonnes de pain de singe sont exploitées dans les deux régions de Tambacounda et de Kédougou. Entre 2009 et 2012, la vente du « bouye » a généré 774.323.220 FCfa. La filière emploie plus de 7.200 personnes, dont 4.000 femmes. Les députés, le maire Mame Balla Lô, Yaye Awa Diagne et Dia Kanté ont déploré le fait que cette manne échappe au contrôle des services techniques de l’Etat.

Pape Demba SIDIBE

08:22
Source: Tamcounda.info
Fêter la Tabaski avec les enfants Talibés
La tabaski 2016 va rester graver dans les mémoires des enfants talibés du quartier Plateau. L’association « Siggil Almoudo » leur a habillé et offert des chaussures pour qu’ils passent une belle fête de tabaski.
Une soixantaine d’enfants talibés ont été habillés par l’association « Siggil Almoudo ». l’œuvre est de Youssouf Sambala Bâ, président de l’association qui a cherché des partenaires pour pouvoir venir en aide à ces mômes. « Ils sont comme nous et doivent se sentir parmi nous », explique Sambala. A chaque fois, ces enfants sont laissés à eux-mêmes dans des conditions presqu’inhumaine, se désole Youssouf. C’est pour cette raison, informe-t-il que des bonnes volontés se sont levées avec lui pour essayer de trouver de meilleures conditions de vie à ces talibés qui doivent se sentir parmi nous. Avec l’appui reçu du ministre de la jeunesse et du président Sina Cissokho, nous avons pu, ajouté les moyens du bord, assuré une belle fête aux enfants. 61 talibés ont été habillés et chacun d’entre eux a reçu du président du conseil départemental une paire de chaussure, informe le président Sambala Bâ. Il soutient d’ailleurs que Sina Cissokho leur a tout le temps venu en aide à chaque fois qu’il a été interpellé. L’association et les talibés prient pour lui et sa famille afin que le puissant leur protège et leur accorde sa grâce infinie, lâche très ému Youssouf.
10 jours de repas sans mendier.
Cerise sur le gâteau pour les talibés, après les habits et chaussures reçus, informe le président de « Siggil Almoudo » ils auront droit à dix jours de repas sans avoir à aller mendier. Si cela est possible, c’est grâce aux fonds tirés des recettes des activités de la couture du président Sambala Bâ. Ce tailleur de formation dit avoir collecté de l’argent qu’il mettra à la disposition des enfants pour leur nourriture pendant dix jours. Ils n’auront pas besoin d’aller mendier durant ces dix jours de « quartier libre », précise-t-il car, tout ce dont ils auront besoin pour les trois repas sera assuré par le président.
Aux autorités de ville, il lance un appel vibrant pour un soutien aux mômes. Venez aider les enfants talibés pour espérer la rétribution divine », invite Youssouf Sambala Bâ, au milieu de sa troupe d’enfants talibés en quête de soutien et d’assistance.

Par Abdoulaye Fall / www.tambacounda.info /

07:16
Bafodé DRAME: Maire de Dialacoto 
Le Maire de Dialacoto initie des cahiers de villages pour des actes d’état civil


La commune de Dialacoto dans la région de Tambacounda, manque de tout ou presque. Le lancinant problème de pièce d’état civil ou extrait de naissance freine sensiblement le développement de cette commune. Du moins c’est ce qu’a laissé entendre son Maire. A en croire Bafodé Dramé, le plus jeune Maire de la région de Tambacounda par ailleurs étudiant en master II en sciences politiques, la commune est vide. Pas d’électricité, ni d’eau courante encore moyen de cases de santé dans les villages. Par conséquent, les populations plus particulièrement les femmes éprouvent d’énormes difficultés à accéder au seul poste de santé qui polarise prés de 60 villages. Mais la véritable préoccupation de l’édile de Dialacoto reste l’inscription à l’état civil. Une grosse épine qui risque d’empêcher l’étudiant Dramé de marcher sur « la route de l’émergence ». Et donc pour faire face à cette lancinante problématique, il est initié ce que le Maire appelle des cahiers de villages. Ce sont des registres qui sont remis aux Chefs des villages pour enregistrer régulièrement tous les cas de naissance, de mariage ou de décès. A ces derniers (les chefs des villages) de déposer les cas recensés pour l’établissement gratuit d’un acte. En plus, Bafodé Dramé et son équipe envisagent la construction de 3 cases de santé dans les villages pour rapprocher d’avantage les populations aux structures de santé afin de réduire drastiquement la mortalité surtout infantile dans cette commune qui souffre gravement d’un enclavement qui ne dit pas son nom.


06:02
LE FONIO : une céréale ancienne et agroécologique à haute valeur ajoutée
Le fonio (Digitariaexilis) est la plus ancienne céréale cultivée en Afrique de l’Ouest. Dans plusieurs pays, il fait partie de nombreuses préparations culinaires: couscous, bouillie, soupe, boulettes, beignets, pain, etc.
Au Nord du Bénin comme au Sud du Sénégal, le fonio a été pendant longtemps une culture vivrière très importante. Sa production a progressivement décliné, notamment en raison de la pénibilité de sa production et de sa transformation. Toutefois, l’importance culturelle du fonio lui a permis de perdurer.
UN MOYEN DE VALORISER LES SOLS PAUVRES
Le fonio est une culture particulièrement adaptée aux sols pauvres, dégradés et pierreux du Nord Bénin, mais aussi aux pluviométries variables. Il a le grand avantage de ne pas nécessiter d'intrants. Ses sous­ produits peuvent être valorisés : la paille peut être laissée au champ pour enrichir le sol, ou utilisée dans les matelas, ou encore comme liant dans les briques de terre tandis que le son est valorisé comme aliment pour le bétail. Le fonio est une culture importante dans le cycle de sécurité alimentaire à Boukoumbé. En effet, le fonio et l'igname sont les cultures qui mettent fin à la période de soudure. 

Le fonio peut déjà être récolté en septembre-­octobre et l’igname au mois d’août.
DES ATOUTS NUTRITIONNELS IMPORTANTS
La valeur nutritionnelle du fonio est excellente. Comparé aux autres céréales, il contient plus de glucides (84 %), moins de lipides (4 %) et moins de protéines (10 %), ce qui en fait un aliment idéal pour les diabétiques. Plus riche que les autres céréales en calcium, magnésium, zinc et manganèse, il contient également deux fois plus d’acides aminés et notamment une grande quantité de méthionine et de cystine. Ces derniers ne sont pas synthétisés par notre organisme mais sont pourtant indispensables à la croissance et à l’équilibre de l’organisme humain. 

C’est aussi un aliment facile à digérer et sans gluten. Le fonio est donc une culture avec un potentiel important pour renforcer la souveraineté alimentaire dans les zones d’intervention et plus particulièrement celles touchées par l’insécurité alimentaire.

LE PROJET FODIBO (FONIO DIALACOTO BOUKOUMBE)
Les conditions de vie dans la commune de Dialacoto (Sénégal) et de Boukombé (Bénin) sont rendues difficiles par plusieurs facteurs : le manque d’infrastructures, l’absence d’eau courante et d’électricité, les contraintes agricoles (dégradation des sols et difficulté d’accès aux intrants et aux équipements) et les ruptures périodiques d’approvisionnement alimentaire. ADG soutient des organisations locales qui encouragent la relance de la production et de la transformation du fonio à travers le projet FoDiBo, première intervention d’ADG au Bénin. Le projet vise à renforcer la souveraineté alimentaire dans les communes de Boukombé (au Bénin) et de Dialacoto (Sénégal) grâce au développement de la filière fonio comme source de revenus et d’aliments adaptés aux habitudes culturelles des familles paysannes. 

ADG s’appuie sur l’expertise de deux partenaires locaux pour la mise en œuvre du projet. Au Bénin, A2PF(Association des Professionnels et Promoteurs du Fonio) est le principal acteur de la promotion du fonio et particulièrement dans le département de l’Atakora, qui est le berceau de cette culture. Leur objectif : développer une filière fonio dynamique assurant des revenus décents et une alimentation nutritive pour les familles de la région. Pour ce faire, il est nécessaire de fédérer les différents acteurs de la filière (producteurs, transformateurs, commerçants, structures d’appui). 

Au Sénégal, l’Organisation pour la Promotion du Développement Autonome de Dialacoto (OPDAD) s'active depuis sa création pour le renforcement des capacités et l'autonomisation des populations de Dialacoto.
Producteurs de fonio à Dialacoto


15:09
Le développement local, c’est quoi ?


I. Qu'est ce que le développement local?


1. Une vision du local dans le global

Le concept de développement local est apparu dans un contexte où la vision centralisée de l’Etat était critiquée par certains acteurs locaux. Ces derniers considéraient que le développement d’un territoire devait prendre en compte les besoins et les aspirations des habitants. Une nouvelle logique d’autonomie est alors revendiquée vis-à-vis des centres décisionnels, politiques ou économiques. 
Le développement local se rapporte ainsi à des actions partenariales entre des acteurs intéressés à l'amélioration des conditions de vie dans leur environnement immédiat. Il s’agit d’une vision « du local dans le global », où le territoire est considéré comme un système en relation avec d'autres systèmes et acteurs. Il doit être global et multidimensionnel, basé sur des logiques culturelles, économiques et sociales qui améliorent le bien-être d'une société. 
Dans les pays en développement, le concept de développement local est aussi appelé "développement à la base". Il peut reposer sur des actions mobilisant les initiatives locales au niveau des petites collectivités et des habitants eux-mêmes, avec une aide extérieure éventuelle. Exemples : construction de petites infrastructures, mise en place de coopératives ou d'associations de microcrédit, exploitations agricoles ou artisanales tirant partie des ressources locales… 

2. L’émergence du concept

Vers la fin des années '50, la théorie du développement endogène est exposée par John Friedmann et Walter Stöhr. C'est une approche volontariste, axée sur un territoire restreint, qui conçoit le développement comme une démarche partant du bas. 
Le développement local va réellement prendre son essor avec les politiques de décentralisation. En effet, les réformes liées à la décentralisation vont donner de nouvelles responsabilités aux collectivités territoriales pour mener des projets locaux et une politique d'aménagement adaptée à chaque territoire. De nouvelles dynamiques territoriales apparaissent dans la mise en place des projets, la gestion de proximité et la prise en compte des territoires vécus par les habitants. 
Lien : http://www.senegaldeveloppement.org/docs/Decentralisation_et_dvt_local.PDF 

3. Les composantes du développement local

Le développement local est une démarche stratégique qui intègre 4 composantes essentielles : 
- Globale et transversale : il prend en compte les interactions entre les différents aspects de la vie collective, à côté des logiques sectorielles et thématiques 
- Territoriale : il est fondé sur des ancrages locaux, vastes et cohérents, qui vont faire ressortir les appartenances et les solidarités vécues pour peser sur les décisions 
- Partenariale : il associe les acteurs, différents mais complémentaires, en conjuguant les orientations et les équilibres définis par les pouvoirs publics et les aspirations des groupes locaux. 
- Prospective : il est fédéré par un projet élaboré en concertation, qui donne sens et cohérence à l’ensemble. 

4. Les formes de partenariats locaux 

Dans un territoire, l'approche en réseau se caractérise par le renforcement mutuel des stratégies d'acteurs. Trois types de partenariats locaux peuvent exister : 
- Un partenariat créé à l'initiative de personnes militantes et ancré dans une identité forte 
- Un partenariat créé à l'initiative d'entreprises ou d'organismes professionnels revendiquant leur place dans les décisions économiques 
- Un partenariat créé à l'initiative des pouvoirs publics qui suppléent à une initiative privée rare ou défaillante. 
Deux approches semblent donc se dégager sur le développement local : 
-Une approche systémique qui met l'accent sur le rôle des institutions et sur le partenariat public-privé pour favoriser une action concertée 
-Une approche solidaire qui s'intéresse plus au rôle de l'initiative par le bas, et s'appuie sur des formes de négociation non pilotées par les pouvoirs publics. 

II. Exemples de programmes d’appui pour le développement local au Sénégal

1. Le Programme National de Développement Local (PNDL) 


En 2002, le Gouvernement du Sénégal a adopté un Document de Stratégie de Réduction de la pauvreté (DSRP) dont les objectifs se déclinent en trois axes prioritaires : 
•Doubler le revenu par tête d’habitant d’ici à 2015 dans le cadre d’une croissance forte, équilibrée et mieux répartie. 
•Généraliser l’accès aux services sociaux essentiels en accélérant la mise en place des infrastructures de base pour renforcer le capital humain avant 2010. 
•Eradiquer toutes les formes d’exclusion et instaurer l’égalité des sexes en particulier dans les niveaux d’enseignement primaire et secondaire. 
En 2007, le Programme National de Développement Local (PNDL) a vu le jour en tant qu’instrument privilégié du DRSP. Il devient ainsi un cadre fédérateur de référence et d’harmonisation des interventions, avec comme atout majeur la responsabilisation et la participation des acteurs locaux à la promotion efficace du développement local. Il entre en harmonie avec les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). 
Le PNDL a pour finalité de contribuer à la réduction de la pauvreté à travers l’action combinée des départements ministériels, des collectivités locales des communautés de base et du secteur privé. 

Objectifs du PNDL : 
•Augmenter l’accès aux infrastructures et services sociaux de base d’au moins de 50% 
•Augmenter l’accès des populations les plus pauvres aux ressources financières pour le développement d’activités génératrices de revenus 
•Renforcer les capacités des acteurs locaux (collectivité, OCB, secteur privé) 
•Renforcer les capacités de l’Etat pour la mise en œuvre de la stratégie de réduction de la pauvreté, par la mise en œuvre de réformes au cadre institutionnel 


Le Programme est financé au moyen de contributions diverses provenant de l’Etat du Sénégal, des bailleurs de fonds et des bénéficiaires. La Banque Mondiale est la première institution partenaire du Programme, avec 50 millions de dollars, à travers le Projet de Développement Local Participatif (PDLP) . 

Les besoins de financement du PNDL sont de 234 milliards de francs cfa, répartis entre : 
•Le financement du développement local : 85% 
•La coordination : 8% 
•Le renforcement des capacités : 5% 
•L’appui institutionnel : 2% 
Pour plus d’informations : 

http://www.pndl.org 


2. Le Projet de développement local participatif (PDLP) 


La Banque mondiale a approuvé un crédit d‘environ 25 milliards de francs CFA pour soutenir le Sénégal dans sa stratégie de réduire la pauvreté de moitié d’ici a 2015, à travers le Projet de développement local participatif (PDLP). Il est instauré dans le cadre du Programme national de Développement du Sénégal (PNDL). 

Objectifs du PDLP : 
-Appuyer les collectivités locales et les communautés de base pour accroître l’accès de la frange de la population la plus pauvre aux services sociaux essentiels (éducation, santé, eau, etc.) grâce à une stratégie basée sur la demande et la planification locale. 

-Assister le gouvernement à asseoir un cadre effectif pour un développement local participatif, une décentralisation et une mobilisation des ressources, pour les collectivités locales et les communautés responsables de la fourniture des services essentiels en milieu rural et dans les milieux urbains pauvres. 

- Aider au renforcement des capacités à la base en améliorant la gouvernance locale par un accroissement des capacités de management dans les collectivités locales et les communautés de base. 

-Soutenir les moteurs de la croissance, par l’appui aux réformes et des actions du secteur public visant à impulser la croissance économique à l’échelle locale, au développement du secteur privé des petites et micro entreprises. 

-Soutenir les activités destinées à combler le déficit en infrastructures en finançant la mise en œuvre des Plans Locaux de Développement (PLD) qui répondent aux priorités locales (eau potable et pistes de production). 

-Renforcer les compétences des communautés pour leur permettre d’améliorer leurs activités génératrices de revenus. 


3. Le Programme d’équipement des collectivités locales (PRECOL) 


Dans la continuité du Programme d’Appui aux Communes (PAC), Le PRECOL a été mis en place par l’Etat avec l’appui de la Banque mondiale, l’Agence Française de Développement (AFD) et les collectivités locales. Ce programme d’appui est destiné aux 67 communes urbaines du Sénégal et aux structures intercommunales de l’agglomération dakaroise. 
Mis en œuvre par l’Agence de développement municipal (ADM), le PRECOL contribue à une amélioration durable des conditions de vie dans les agglomérations urbaines du Sénégal, grâce à la mise à niveau des équipements urbains et au développement de l’accès aux services, via des contrats de ville ou d’agglomération.









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